La saison des cidreries d’Alava a été inaugurée le jeudi 15 janvier à la cidrerie Trebiñu, à Ascarza, qui accueillait cette année l’événement selon le roulement entre les maisons du territoire. L’honneur d’ouvrir la première kupela (tonneau) est revenu à Gari et Beñat, les deux membres de Dupla, le groupe de musique d’Agurain. Ils prennent le relais de l’association Red de Semillas de Euskadi, qui l’avait elle-même repris du cycliste Mikel Landa.
Après le premier verre, Gari a résumé le cidre en quelques mots : « il a beaucoup le goût de la pomme ». Pour les deux musiciens, c’était une sortie différente de leurs habitudes, mais ils l’ont appréciée parce que, selon lui, « cela fait partie de la culture alavaise ». Après le txotx, le rituel qui consiste à boire le cidre directement au tonneau, ils ont planté un pommier dans le jardin de la cidrerie.
Julen Markinez, de Trebiñu, faisait office d’hôte et a qualifié la récolte d’« irrégulière ». L’ouverture a aussi marqué le début du menu de saison : chorizo au cidre, œufs brouillés à la morue, côte de bœuf et, en dessert, fromage Idiazabal avec pâte de coing et noix.
Moins de litres, une bonne qualité
Les pommiers ont moins donné cette année que lors des campagnes précédentes. Selon Gasteiz Hoy, la récolte alavaise a tourné autour de 130 000 kilos, dont sortiront quelque 80 000 litres entre cidre, jus et autres produits ; l’an dernier, on avait atteint près de 120 000 litres de cidre. C’est habituel pour un arbre fruitier alternant, qui fait se succéder années généreuses et années plus maigres.
Benito Peciña, président de l’association qui regroupe les arboriculteurs et les producteurs de cidre alavais (ASSE) et responsable de la cidrerie Kuartango, ne voit pas de motif d’inquiétude : comme il s’agit de trois petites cidreries, les litres suffisent et la qualité est bonne. La météo a marqué l’année. Les pluies de printemps dans la Llanada ont fait tomber le pollen au sol et compliqué la pollinisation ; un été très sec a suivi, et les pluies de fin d’année ont permis de rattraper la récolte. « Les pluies de fin d’année ont fait grossir le fruit », a expliqué Peciña.
Il n’y a pas eu de champignons, mais le secteur suit avec inquiétude le feu bactérien, une grave maladie du pommier dont deux foyers ont été confirmés en Alava à l’automne, à Aiara et à Aramaio. La Députation a délimité des zones d’un kilomètre de rayon autour de chacun d’eux, placées sous surveillance pendant au moins deux ans. La récolte n’a pas été directement touchée.
De janvier à mai, et en autocar
La saison alavaise se prolongera jusqu’en mai, avec les samedis et dimanches comme jours de plus forte affluence, dans les trois cidreries du territoire : Trebiñu, Kuartango et Iturrieta. Comme les années précédentes, ce sont les maisons elles-mêmes qui organisent des autocars pour leurs clients, un service de plus en plus demandé qui évite à quiconque de devoir renoncer au cidre pour conduire.
Sources
- Noticias de Álava, Nagore Abasolo : « Txotx con ritmo alavés para ir abriendo boca », 15 janvier 2026. Compte rendu de l’inauguration : tour de Trebiñu, premier txotx de Dupla, déclarations de Gari et de Julen Markinez, plantation du pommier, menu, saison jusqu’en mai, les trois cidreries et les autocars. Photos d’Alex Larretxi.
- Gasteiz Hoy, Pablo González : « Dupla inaugura el Txotx 2026 en la sidrería Trebiñu », 15 janvier 2026. Article d’annonce publié le matin même : invités d’honneur précédents, chiffres de la récolte alavaise, déclarations de Benito Peciña (ASSE), la météo et le feu bactérien.
Qu’en pensez-vous ?
Connectez-vous à votre compte pour aimer et commenter les actualités. Vous gagnez aussi des succès.
Choisissez votre pseudo pour commenter
Vos commentaires sont signés de votre pseudo. Il se choisit une seule fois.