Le cidre basque se heurte à l’opposition de la France dans sa quête d’une Appellation d’origine protégée (AOP), comme celle dont bénéficie le cidre asturien depuis des années. Le Journal officiel de l’Union européenne a publié en janvier dernier la demande officielle du Pays basque pour que son « sagardoa » obtienne la reconnaissance de qualité européenne, ouvrant alors une période d’oppositions au cours de laquelle les Français se sont prononcés contre la demande d’enregistrement de la dénomination « Sidra del País Vasco / Euskal Sagardoa ». L’opposition de la France et ses arguments, qui n’ont pas été rendus publics, ont déjà été communiqués au gouvernement basque pour qu’il puisse les réfuter. La France est l’une des puissances cidricoles d’Europe, en particulier la Bretagne et la Normandie.

À l’initiative d’un groupe d’opérateurs du secteur et du gouvernement basque, le ministère de l’Agriculture a présenté à la Commission européenne (CE), le 11 mai 2017, la demande d’enregistrement de l’appellation d’origine pour le cidre basque. Dès lors, comme la réglementation le permet, le département du Développement économique du gouvernement basque a approuvé en juillet 2017 une protection transitoire à l’échelle nationale, autorisant les producteurs qui respectent le cahier des charges joint à la demande adressée à Bruxelles à commercialiser leur cidre sous la dénomination « Sidra del País Vasco / Euskal Sagardoa ». Le tout dans l’attente de la décision définitive de la Commission, pour ou contre l’AOP.